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Droit d’auteur

Les radios, tout comme les télés, les discothèques et les autres commerces paient une redevance pour avoir le droit de diffuser de la musique déposée à la Sacem. La Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique), créée en 1850, a pour but de protéger, gérer, collecter et répartir les droits d’auteur de ses sociétaires. Cela sert notamment à rémunérer les compositeurs et auteurs de chansons. Faire de la musique est un métier, ceux qui l’exercent n’ont d’autres revenus que ceux générés par la vente de leurs disques ou leur diffusion en public (sur scène, à la radio, au bistrot du coin, en discothèque ou chez ton coiffeur). SI tu achètes un disque et que tu l’écoutes chez toi, tu n’auras pas besoin de payer la Sacem, les droits d’auteur sont compris dans le prix du disque. On appelle cela une exécution dans le cadre « familial », et tu as même le droit de t’en faire une “copie privée” pour l’écouter en faisant du vélo. Mais pour une diffusion radio, qui peut toucher des milliers d’auditeurs, c’est différent. Il semble logique qu’une radio « commerciale » reverse de l’argent aux personnes ayant composé la musique et écrit les paroles des chansons dont elle se sert afin de générer de l’argent via la publicité. N’oublions pas, avant tout, que la « fabrication » d’un disque par exemple, demande du temps et beaucoup d’argent. Alors, peut-on se servir impunément du travail des autres pour soi-même faire de l’argent, beaucoup d’argent? Evidemment: non ! Même les radios de service public ou associatives, qui par définition ne cherchent pas de bénéfices, sont sujettes à une déclaration et payent pour leurs droits de diffusion. Ce n’est bien sûr pas aussi cher pour les petites stations locales que pour un grand réseau national. Tout est proportionnel. Par exemple, une petite webradio associative paiera 72,50 euros HT, soit 86,71 euros TTC par mois. Cas particulier, la radio qui émet depuis ta chambre à coucher : ton ordinateur peut émettre un « flux » dont l’audience ne pourra dépasser une poignée d’auditeurs simultanés. Ces “mini-radios” sont-elles soumises aux mêmes obligations ? La loi dit oui, mais à ce stade, on n’a pas les moyens de se faire remarquer … On peut presque parler de famille, mais certainement pas de prison. Mais pour éviter tout risque, la meilleure solution consiste à aller voir la radio associative web ou FM la plus proche, de devenir membre et de lui proposer tes services. Et même qu’avec un peu de chance tu auras droit à une formation et plein d’amis.

Lien web : www.sacem.fr

Les droits d'auteur selon Joan

Les droits d’auteur selon Joan